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« Toy Story 3″ de Lee Unkrich

Toy Story 3

4 étoiles(8.9/10)

Les créateurs des très populaires films Toy Story ouvrent à nouveau le coffre à jouets et invitent les spectateurs à retrouver le monde délicieusement magique de Woody et Buzz au moment où Andy s’apprête à partir pour l’université. Délaissée, la plus célèbre bande de jouets se retrouve… à la crèche ! Les bambins déchaînés et leurs petits doigts capables de tout arracher sont une vraie menace pour nos amis ! Il devient urgent d’échafauder un plan pour leur échapper au plus vite. Quelques nouveaux venus vont se joindre à la Grande évasion, dont l’éternel séducteur et célibataire Ken, compagnon de Barbie, un hérisson comédien nommé Larosse, et un ours rose parfumé à la fraise appelé Lotso. En voyant le projet arriver à grands pas, la crainte de rester sur notre faim et de perdre la magie des deux premiers films a pu se faire ressentir mais on peut faire confiance à Pixar dont on est, et dont on ne sera jamais déçu. Tout est là et c’est avec rire mais aussi beaucoup d’émotions que l’on retrouve cette bande de jouets déjantés et un Andy qui a grandi, comme tous les fans qui ont étés berçés par les deux premiers épisodes. Malgrè une 3D purement inutile, l’esthetique du film, comme à chaque métrage Pixar, à chaque fois diffèrente, est parfaite et rien n’est laissé au hasard, le moindre détail est très important. Côté scénario, entre une scéne d’introduction excellente et un rythme constant, entre passages drôles et passages plus serieux, l’histoire de ce troisième volet tant attendu était celle qu’il fallait et sans rien y changer. Il y a des moments ou la vie doit evoluer, ou l’on doit se séparer de certaines choses ou de certaines personnes très importantes pour soi, ce que Woody n’arrive pas ou ne veux pas comprendre en souhaitant rester toujours auprès de son Andy et ce, contrairement aux autres qui doivent couper le cordon, chose à quoi ils étaient préparés. Même si de nouveaux jouets font leur apparitions comme Barbie & Ken ou Lotso, tous les personnages sont encore une fois très attachants et c’est avec plaisir qu’on les retrouve pour cette nouvelle aventure qui promet de grandes choses jusqu’à la fin du générique : les créateurs de chez Pixar ont voulu s’eclater et s’amuser comme des gosses et c’est réussi; encore un grand film d’animation après « Ratatouille », « Wall-E » ou encore « La-haut ». En bref, « Toy Story 3″ est un chef-d’oeuvre de l’animation, on peut le dire : l’histoire parfaite et justement dosé et rythmé pour le troisième épisode d’une saga ayant conquis le coeur de nombreux enfants.

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« Lost in Translation » de Sofia Coppola

Lost in Translation

3 étoiles(7.7/10)

Bob Harris, acteur sur le déclin, se rend à Tokyo pour touner un spot publicitaire. Il a conscience qu’il se trompe – il devrait être chez lui avec sa famille, jouer au théâtre ou encore chercher un rôle dans un film -, mais il a besoin d’argent. Du haut de son hôtel de luxe, il contemple la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s’intégrer à la réalité qui l’entoure, incapable également de dormir à cause du décalage horaire. Dans ce même établissement, Charlotte, une jeune Américaine fraîchement diplômée, accompagne son mari, photographe de mode. Ce dernier semble s’intéresser davantage à son travail qu’à sa femme. Se sentant délaissée, Charlotte cherche un peu d’attention. Elle va en trouver auprès de Bob…Après « Virgin Suicides », Sofia Coppola pose sa camera à Tokyo ou elle va filmer une ville avec une beauté incroyable et surtout en mettant en evidence que les deux personnages principaux, joués par Bill Muray et Scarlett Johansson, sont perdus dans cette immensité entre la difference des cultures et les problèmes de communications dues au language. Ces deux étrangers vont se rapprocher et vont liés une relation très complice en sachant qu’un jour, ils partiront de Tokyo et se quitteront. Par une bande originale encore une fois excellente et une esthetique à couper le souffle, Sofia Coppola réalise ici un très bon et beau film à la fois drôle et émouvant. Un coup de coeur !

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« Enter the Void » de Gaspar Noé

Enter the Void

3 étoiles(8.2/10)

Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu’il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l’abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire. Attendu depuis très longtemps après le choc « Irréversible » en 2002, le nouveau film de Gaspar Noé « Enter the Void » traduit un temps « Soudain le vide » à été présenté en 2009 dans une première version au festival de Cannes. Le film a ensuite été remonté pour sortir sur nos écrans un an plus tard, en mai 2010. Malgré sa mauvaise distribution à travers la France et son interdiction, justifié, aux moins de 16 ans, le film nous entraîne dans les quartiers de Tokyo, la nuit, et nous plonge dans un monde fermé entre la drogue et le sexe; une relation ambigue entre un frère et une soeur qui restent dans le passé, dans le souvenir et qui vivent misérablement, cloîtrée, et dans l’interdit. Mais alors qu’Oscar est tué, les questions sur l’après mort se posent : que se passe t’il au moment ou l’on prend conscience que l’on va mourir, au moment du choc? et au moment ou le coeur ne bat plus ? Et encore, on ne sait pas si le personnage est réelement mort ou si il n’est pas tout simplement dechiré et que son cerveau lui joue des tours (le passage ou Oscar se drogue et que l’on assiste à un montage époustouflant de ce qu’il se passe dans son cerveau est tellement parfait qu’au bout de 5 min on se croirait dans la même situation que lui, sous l’emprise de drogue). En tout cas, pour en revenir à savoir si le héros est mort ou drogué lors de son trip, Noé laisse la liberté au spectateur de choisir et de cerner le vrai du faux de son bad trip. La première partie du film est d’autant plus interressante au niveau technique que ce n’est qu’un plan sequence et que l’on suit la soirée décisive d’Oscar à travers ses propres yeux. Et dès lors ou on lui tire dessus, la caméra se retire et prend comme rôle l’âme du défunt. Il revoit des moments marquants de sa vie, notamment l’une des scénes chocs du film (et qu’on nous passera plusieurs fois) : celle de l’accident qui a donné lieu à la mort de ses parents. Il voit également comment vivent les autres au moment de sa mort, plus particulièrement sa soeur qui tombera dans la misére, mais voit également le futur. Bref, pendant 2h40 on suit le trip completement décalé et psychédélique du personnage. Mais là ou Gaspar Noé fait fort, c’est dans sa manière de ne jamais rien relacher, d’aller jusqu’au bout, et d’en remettre des couches, toujours en nous montrant bien ce que le spectateur n’aimerait pas forcement voir (une scéne d’avortement ou des scénes de sexes qu’il nous sert et ressert une seconde fois notamment lorsque l’ame d’Oscar érre dans le « Love Hotel »). En plus d’un scénario assez fort et des images parfois dures et dérangeantes, Noé joue également sur la technique et ne fait comme aucun réalisateur (placer le generique de fin au début et ensuite celui de début (très impressionnant) afin que le « trip » se termine d’un coup au final) ou jouer sur la lumière et la couleur dans chaque scéne, à chaque fois incroyable et du jamais vu pour les yeux : un veritable spectacle, un choc visuel et sonore incroyable. C’est simple, Noé se permet tout ce que personne d’autre n’a jamais eu le courage de montrer par peur de déranger et de choquer ou parce que certaines choses auraient pu sembler être d’aucune utilité dans un contexte different (comme mettre le spectateur à la place d’un spermatozoide qui va rencontre un ovule par exemple). Noé l’a fait et à réussi. « Enter the Void » est un ovni cinématographique tellement différent et innatendu qu’il en est difficile à juger et à cerner. Tout ce que l’on peut en dire, c’est que l’on en sort pas indemne, c’est une experience et un défi avant tout qui choc, qui met mal à l’aise (d’ou les critiques très mitigées de la presse) mais qui en jete et qui retourne le cerveau.

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« Robin des Bois » de Ridley Scott

Robin des Bois

3 étoiles(7.8/10)

 À l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Coeur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français. De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois. Robin entre en résistance et rallie à sa cause une petite bande de maraudeurs dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Ensemble, ils vont s’efforcer de soulager un peuple opprimé et pressuré sans merci, de ramener la justice en Angleterre et de restaurer la gloire d’un royaume menacé par la guerre civile. Brigand pour les uns, héros pour les autres, la légende de « Robin des bois » est née. Longtemps après « Gladiator » et quelques années après « American Gangster », Ridley Scott et Russel Crowe se réunissent une nouvelle fois sur un plateau de tournage pour cette adaptation cinématographique d’une légende connue de tous : Robin des Bois. Film d’ouverture au festival de Cannes 2010, ce film épique et historique emerveille par sa beauté mais aussi par ses scènes très efficaces d’action par exemple et sur ce point-ci Scott n’en fait pas trop : il trouve le juste milieu de tout; il parle d’amour, de guerre auquel il méle un peu d’humour et ça fonctionne. C’est avec plaisir que l’on suit l’histoire de cet homme, magistralement bien joué par Russel Crowe, ou dois-je plutôt dire son destin. Cate Blanchett est époustouflante également et nous pouvons être fiers de notre française dans le film : Léa Seydoux. Au niveau scénaristique rien à dire, au niveau des décors non plus, c’est parfait, on y croit, on rentre dans le film dès les premières minutes jusqu’à découvrir un final à couper le souffle à tous les niveaux (autant pour l’histoire que pour le montage des séquences). On peut y voir c’est vrai quelques ressemblances avec « Gladiator » mais il faut prendre le film comme il est, un très bon divertissement. A noter mon adoration pour le générique de fin que je trouve très beau artistiquement. En bref, ce « Robin des Bois » revisité par Ridley Scott est une réussite qui ne déçevra certainement pas les fans ou ceux qui veulent découvrir comment est née cette légende que l’on connaît tous.

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« Mammuth » de Gustave Kervern et Benoît Delépine

Mammuth

3 étoiles(7.9/10)

 Serge Pilardosse vient d’avoir 60 ans. Il travaille depuis l’âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l’heure de la retraite a sonné, et c’est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une  » Mammut  » qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire…Voilà que le duo Kerven/Delépine s’est à nouveau réuni, deux ans après « Louise Michel » pour une comédie simple mais très original et surtout très bien maitrisé. Le scénario qui va à l’essentiel et qui n’en fais pas trop est d’une justesse incroyable; les informations sont ciblées, certaines vites mais suffisamment bien racontées (le départ à la retraite de Mammouth). La simplicité du scénario en est aussi la force : le but n’est pas d’en mettre pleins les yeux au spectateurs ou de montrer juste pour montrer; ici, tout est réaliste et ça fonctionne (on croirait voir un documentaire). La variance entre comédie et émotion s’emboîte à merveille. « Mammuth » est un road-movie léger, qui donne le sourire et qui parle de choses fortes : la retraite et le monde du travail de nos jours, et ce, à travers des personnages secondaires forts autant dans leur caractère que dans leur motif d’avoir une place dans le film. Enfin, que dire de Gérard Depardieu qui excelle dans un de ses plus beaux rôles jouant un personnage très froid et distant au début puis qui révèle ses failles et sa douceur par la suite derrière une bande son qui rock autant que le moteur de la « Mammut ». Et Yolande Morreau…parfaite dans « Louise-Michel » et encore une fois à son meilleur ici grâce à sa fraicheur et sa sensibilité. En bref, « Mammuth » est une comédie sociale à la fois simple et très profonde entre rires et émotions réalisé brillamment par un duo de réalisateurs au top et des acteurs géniaux.

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« Avatar » de James Cameron

Avatar

4 étoiles(9.1/10)

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake… Après « Titanic » il y a douze ans, James Cameron était attendu au tournant avec un projet qui l’a mobilisé durant plusieurs années, le projet de sa vie comme il l’annonce, le projet « Avatar ». C’est dans un autre monde, entièrement sorti de l’imagination du réalisateur, Pandora, que se déroule cette histoire hors du commun. Chaque détail n’est pas laissé au hasard : la faune, la flore (qui est l’élèment principal de ce film est impressionante de diversité, de beauté) mais également ce qui concerne les na’vis, leur mode de vie (rapport très proches avec la nature), leurs coutumes pour devenir chasseur et même leur langue parlé, encore une fois inventée. Tout un univers et une civilisation crée pour un voyage époustouflant dans cet autre monde. Et ce, par le biais de Jake Sully et du programme Avatar comme le précise le synopsis. C’est avec beaucoup de beauté, de profondeur et de justesse que la première heure pose les bases du film, qui avance rapidement et energiquement, la rencontre, la complicité puis l’amour entre Jake et Neytiri derrière des images de synthèses parfaites du fait donc des décors somptueux, des personnages magnifiques mais aussi du scènario, qui se révelera dans la seconde partie très interressant en traitant des thèmes tels que l’écologie, la colonisation, le courage, la liberté, l’amour entre autres.Et tout ceci grâce à un montage dynamique et une bande son douce mais à la fois très caracterielle. C’est un travail de titans qu’on accomplit James Cameron, l’equipe du film et notamment les acteurs, Sam Worthington, Zoe Saldana et Sigourney Weaver durant plusieurs années sur un tournage pas comme les autres. Mais tout le monde peut être fier de ce bijou cinématographique et technologique grâce à une 3D très efficace et qui n’est en aucun cas un gadget comme en profite pour des raisons de business d’autres réalisateurs en ce moment. En bref, avec « Avatar », James Cameron nous fait une fois de plus rêver et vivre un voyage magistral que l’on est pas prêt d’oublier. Chef d’oeuvre.

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« Kick-Ass » de Matthew Vaughn

 Kick-Ass

4 étoiles(8.9/10)

Dave Lizewski est un adolescent gavé de comics qui ne vit que pour ce monde de super-héros et d’incroyables aventures. Décidé à vivre son obsession jusque dans la réalité, il se choisit un nom – Kick-Ass – se fabrique lui-même un costume, et se lance dans une bataille effrénée contre le crime. Dans son délire, il n’a qu’un seul problème : Kick-Ass n’a pas le moindre superpouvoir… Oubliez Spider-Man ou autres Batman car le temps est venu de s’interresser à Kick-Ass, un super-héros pas comme les autres, ça c’est clair. C’est à l’aide d’un scénario intelligent et délirant que Matthew Vaughn, le réalisateur, nous offre deux heures d’intenses plaisir ou tout est enchaîné grâce à une bande son rock et un montage explosif. Le « kiff » de ce film est bien sur son côté très décalé et ce, de la première à la dernière minute du film. Le titre « Kick-ass » et donc aussi le nom du super héros campé par cet ado lycéen mal dans sa peau met le ton sur ce que va être le métrage. On sait alors qu’on va être face à un super héros déjanté, et c’est le cas. Dave est le plus peureux du monde quand il s’agit d’arrêter une bagarre ou de défendre quelqu’un, et également, comme il le dit, son seul pouvoir, c’est d’être invisible face au filles. C’est aussi pour cela qu’il decide de pimenter sa vie et en même temps de créer un buzz sur internet en accomplissant la chose que bon nombre d’adolescents comme lui se sont demandés : Peut-on tous être des super-heros ? Et comment ? Et ça marche, il devient très populaire et sa véritable identité reste secrète, du moins doit le rester, mais il ne sait pas que ce geste va l’emmener très loin. On retrouve ce côté décalé dans chaque scène qui mélange très bien deux genres : celui du film de super-heros et celui du film d’adolescent à la « SuperGrave » (notamment au début du film) à l’aide d’une voix off et encore d’autres personnages completement « fous » : Nicolas Cage, fana d’armes et papa d’une fille de onze ans qui n’a peur de rien. Ils forment tous les deux Big Daddy et Hit Girl et vont rencontrer par la suite le jeune homme au masque vert. A cela on ajoutera des références cinématographiques telles que Taxi Driver de Scorsese entre autres bonnes idées de réalisation. A noter tout de même que la seconde partie est très obscure (à déconseiller au jeune public) mais parfaitement réussi : la dernière demie-heure est riche en sensation et on reste bouche-bée face au spectacle final comme ce serait le cas devant n’importe quelles oeuvres artistiques mythiques. En bref, « Kick-Ass » est un cocktail détonnant entre deux genres à consommer sans modération et sur le champ !

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« Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec » de Luc Besson

Adèle Blanc-Sec

3 étoiles (7.8/10)

En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c’est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d’années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l’oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Tout juste quatre mois après la sortie du très mauvais  »Arthur et la vengeance de Maltazard », et en attendant le troisième opus pour cet automne, Luc Besson est « dèjà » de retour derrière la camera avec l’adaptation de la BD culte de Jacques Tardi « Adèle Blanc-Sec » et, contrairement à son précédent long-mètrage, on voit une veritable envie de réussir sur ce projet et ne pas que faire de l’argent comme pour Arthur en nous vendant le troisième volet pendant 1h30. Il est vrai, qui ne travaille pas pour faire de l’argent après tout ? Mais on peut le faire bien. Dès le début du film on est portés dans ce Paris de 1912 et on assiste à une présentation de l’histoire et des personnages de la même manière que dans « Le fabuleux destin d’Amelie Poulain », cela permet de poser le ton du film, mystèrieux et drôle à la fois. Adèle Blanc-Sec, magistralement interpretée par Louise Bourgoin, qui tisse enfin sa toile sur le grand écran après des années en miss météo sur « Le Grand Journal » s’en sort avec les honneurs pour son premier veritable grand rôle. C’est elle aussi qui permet la réussite du film, elle est fraiche, joyeuse, aventurière et ne se laisse pas faire et le spectateur s’attache très vite à elle. Comme le synopsis le montre, on suit deux intrigues qui se rejoindront par la suite, et tout fonctionne très bien. L’esthetique et notamment les décors du film sont recherchés et très reussi (ainsi que les costumes). Enfin, rien n’est laissé au hasard et au final, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette aventure qui est un mélange d’Indiana Jones et d’Amelie Poulain. On voudrait rester au final avec l’heroine pour nous faire vivre encore de nombreuses aventures extraordinaires. En bref, « Adèle Blanc-Sec » est un film d’aventure adapté d’une BD à succés qui fonctionne grâce à sa justesse dans le scènario, les répliques, la mise en scène et par ses acteurs et plus particulièrement à Louise Bourgoin qui vient de prouver qu’elle a un bel avenir dans le 7ème art. Un très bon Luc Besson.

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« Taxi Driver » de Martin Scorsese

Taxi Driver

4 étoiles(8.8/10)

Vétéran de la Guerre du Vietnam, Travis Bickle est chauffeur de taxi dans la ville de New York. Ses rencontres nocturnes et la violence quotidienne dont il est témoin lui font peu à peu perdre la tête. Il se charge bientôt de délivrer une prostituée mineure de ses souteneurs. Réalisé par Martin Scorsese en 1976, ce « Taxi Driver » fait tout simplement parti des « Chefs d’oeuvre » du cinéma. Le réalisateur nous plonge dans la vie très fermé de Travis, qui en devient même un cauchemar a force de voir les travers de New York la nuit et tout ce qui s’y passe après avoir accepté un travail de chauffeur de taxi afin de fuir ce qui fait qu’il souffre et oublier certaines choses de sa vie. Il découvre peu à peu la perversité des choses, les corruptions qui se rajoutent déjà à la simplicité mais aussi la complexité du personnage : il ne s’exprime pas beaucoup, il est amoureux, il mène une vie simple, il fréquente des cinémas pornos mais il en reste mysterieux et devient de plus en plus difficile à cerner au fil du film : son comportement change, il achète des armes alors que quelques temps auparavant il en refusait lorsqu’on lui en proposait un pour se proteger. Scorsese nous livre des scènes durs notamment celle du client qui affirme vouloir tuer sa femme avec un magnum car elle le trompe ou celle de la prostituée de 12 ans et demi et nous montre, à travers Travis et le grand nombre de Taxis roulant dans un New York très coloré en pleine nuit, le fait qu’il n’est rien, qu’une personne qui a des problèmes parmis tant d’autres. On retrouve des marques très propres au réalisateur : les musiques angoissantes, les mouvements de cameras très accentués etc. En bref, « Taxi Driver » est un tout simplement un chef d’oeuvre du grand Scorsese qu’il faut voir absolument si ce n’est déjà fait.

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« La Rafle » de Rose Bosch

3 étoiles(7.8/10)

Joseph a onze ans. En ce matin de juin 1942, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine…Ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu’à cette nuit du 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…Du Vélodrome d’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux. Le début du film nous emmene dans une ambiance de quartier qui se trouve dans Paris en periode de guerre ou tout le monde se connait, ou même si les juifs doivent porter cette étoile et s’y faire en affrontant les regards des autres, tout se passe dans le meilleur des mondes. Or, une menace regne, on dit que les juifs vont être arrêtés cette nuit de la mi-juillet mais personne ne croit en ses rumeurs. C’est alors que le film commence très fort émotionnellement lorsque la concierge crie dans la cour en pleine nuit à tout le monde pour s’enfuir car ils sont là, ils vont être emmenés. Tous les juifs vont être rassemblés au « Vél d’Hiv » pendant plusieurs jours dans des conditions de misère ou ils n’auront même pas d’eau pour boire, ou les maladies se feront de plus en plus fréquentes. Du fait que le film suive les destins d’une famille, et surtout de deux enfants assez jeunes, mais aussi de médecins etc. et grâce à la mise en scène magnifique de la part de la réalisatrice, « La Rafle » est un film de mémoire extraordinaire ou l’on pleure du début à la fin. Elle nous montre avec beaucoup de maîtrise l’horreur de la guerre et principalement de cet évenement qui a marqué la seconde Guerre mondiale et paradoxalement le courage de ces juifs qui, parfois, tentent de relativiser bien qu’il sachent ou tout cela va les mener; seuls les enfants se posent des questions. Certains qui compareront ce long-métrage à un téléfilm de France 3 peuvent avoir leurs raisons, car ce film nous prend dès le début, ou nous prends pas et l’on risque de s’ennuyer ferme. N’aimant généralement pas les films de guerres/historiques, je dois dire que j’ai succombé aux émotions du début à la fin, à en sortir completement retourné après avoir pleuré durant tout le film. A noter l’esthètique très bonne et les performances d’acteurs qui sont excellentes, notamment les enfants. Dommage, en revanche, de ne pas voir le personnage joué par Gad Elmaleh, le père de famille, plus souvent à l’ecran. En bref, « La Rafle » est pour moi une grosse claque, c’est un film magnifique sur un événement tragique. On pourrait aussi le qualifier de très pédagogique. Sortez vos mouchoirs (rien que la bande annonce donne le ton) !

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