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« Vicky Cristina Barcelona » de Woody Allen

Vicky Cristina Barcelona

3 étoiles(7.9/10)

Vicky et Cristina sont d’excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l’amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d’instincts, dénuée d’inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles. Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l’été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d’un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture. Un soir, dans une galerie d’art, Cristina « flashe » pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu’ils ont failli s’entre-tuer. Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s’envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l’amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l’aventure…Woody Allen s’envole avec sa caméra pour l’Espagne, pour filmer Barcelone, filmer quatre personnages tous differents et pourtant très attirés les uns envers les autres. On y retrouve Scarlett Johansson que nous avions quittés deux ans plus tôt en journaliste en proie à son scoop; toujours autant irrésistible avec sa meilleure amie à l’écran Rebecca Hall. Un duo déjà rempli de charme auquel s’ajoute la talentueuse Penelope Cruz en femme fatale, depressive, lunatique. Et au milieu d’elles trois, c’est Javier Bardem qui va tout faire chambouler en Dom Juan pour qui la vie ne tient qu’a peu de choses : la peinture, le vin et l’amour. Un été ou chacun va évoluer, apprendre, resister ou succomber à la tentation, voilà le défi de Woody Allen qui ravit une fois de plus ses fans à travers un film rempli de sentiments, de passion, d’envies sous fond d’un Barcelone filmé avec beaucoup de tendresse comme ce fut le cas de Londres pour « Scoop ». En bref, « Vicky Cristina Barcelona » est encore une reussite pour le réalisateur; d’une beauté légère et fraîche par un scénario ennivrant.

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« Benda Bilili! » de Renaud Barret et Florent De La Tullaye

Benda Bilili!

3 étoiles(8.0/10)

Ricky avait un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo.  Roger, enfant des rues, désirait plus que tout rejoindre ces stars du ghetto kinois qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max. Mais avant tout il faut survivre, déjouer les pièges de la rue de Kinshasa, chanter et danser pour s’évader. Pendant cinq ans, des premières chansons à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI nous raconte ce rêve devenu réalité. Remarqué lors de sa présentation au festival de Cannes 2010, le staff Benda Bilili a enflammé la croisette au printemps dernier, que ce soit lors de concerts, de soirées, ou sur écrans géants. Les réalisateurs ont expliqués pour l’occasion dans une interview qu’ils avaient rencontrés le groupe par hasard, dans les rues du Congo en réalisant un documentaire pour la télévision. Charmés, ils prirent la décision de les aider à financer leur premier album, tout en les filmant; mais savait-il que cette experience, aussi poétique que magique allait-elle être, durerait plus de cinq ans? Ce long-métrage contraste très bien leur aventure, entre la pauvreté, l’espoir et enfin, le succés, celui qu’ils attendaient plus que tout et depuis toujours. Le staff Benda Bilili est composé d’handicapés à l’exception de quelques uns, notamment le jeune Roger, qui s’est fait remarqué en jouant d’un instrument unique à la mélodie profonde, au jeune âge de quatorze ans. Tous vivent dans la rue, dorment sur des cartons comme ils le précisent dans une de leurs musiques et mangent un jour sur deux, si ce n’est pas moins. C’est dans cette rue qu’ils se retrouvent, qu’ils répètent, qu’ils rigolent et qu’ils croient au destin en ne lâchant jamais prise jusqu’à ce que le rêve devienne réalité. C’est un documentaire complet, poignant, bouleversant que nous offrent toute cette bande très sympathique, pleine de vie et qui méritait d’être remarqué, ne serait-ce que pour leur savoir vivre malgré leur situation très préoccupante. On en sort grandi, bouleversé et heureux. « Benda Bilili! » n’est pas un simple documentaire, il parle de tout avec très peu de mots, juste des images et des musiques.  »Benda Bilili! » est bien plus qu’une leçon de vie.

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« La Vague » de Dennis Gansel

La Vague

2 étoiles (6.8/10)

En Allemagne, aujourd’hui. Dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s’avérer tragiques. Le professeur d’histoire Ron Jones a réellement existé et l’expérience qu’il a pratiquée a concrètement eu les effets mis en scène dans le film. Inspiré du fait réel, La vague est également un roman de Todd Strasser et un classique de la littérature de jeunesse, au programme de nombreuses écoles allemandes depuis vingt ans. Là ou « La Vague » pêche une partie de son originalité, qui en est aussi sa force principale, c’est dans la manière de raconter, de mettre l’intrigue en place, c’est-à-dire avec une simplicité juste et prouvé; pour que le spectateur ne se rende pas compte de l’endroit ou l’histoire va basculer, comme pour les personnages qui vont peu à peu trouver refuge au sein d’un groupe, surnommé « La Vague ». Tandis que le professeur a mis en place cette methode un peu speciale pour leur apprendre ce qu’est un régime autocratique, les éleves trouvent se prennent au jeu et trouvent une force en lui, une certaine confiance tandis qu’il parle de pouvoir par la discipline, de pouvoir par la communauté ou encore par l’action. Mais le professeur qui pensait contrôler son cours et « jouer » sans pour autant vouloir les endocriner (remarque on en est pas certains, car il prend l’initiative de créer un salut, un emblême) se retrouve pris à son propre piège et ne va plus rien diriger. On reprochera peut-être de ne pas savoir qu’elle était réelement l’objectif de ce professeur; tout le film reposant sur la mise en place d’un pouvoir, d’une dictature; ici dans un lycée mais qui n’empêchera de se poser une question pourtant banale mais qui pourrait faire réflechir : est-ce qu’un nouveau régime dictatorial pourrait voir le jour à nouveau à notre époque? Par une mise en scéne travaillé et un scénario assez efficace bien qu’incomplet (dans le sens ou nous aurions voulu que ça aille encore plus loin), le film nous donne de quoi reflechir sur le sujet et/ou de quoi nous choquer en plus d’avoir une certaine pédagogie. En bref, « La Vague » est un film mené avec simplicité sur un sujet qui a marqué l’Histoire et qui doit nous faire réfléchir sur ce qu’il pourrait ou non arriver de nos jours.

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« Twelve » de Joel Schumacher

Twelve

0 (2.2/10)

Des adolescents riches et désabusés, des fêtes sans joie, des parents absents, un peu de dope pour le grand frisson et parmi eux, White Mike, jeune dealer qui vient de quitter son école privée de l’Upper East Side à New York. White Mike ne fume pas, ne boit pas, ne va pas dans les fêtes, sauf pour vendre sa nouvelle drogue, la Twelve. Notre histoire commence quand Charlie, le cousin de White Mike, est assassiné… et se terminera lors d’un anniversaire, dans la violence et la perdition. Adaptation du roman éponyme de Mike McDonel, « Twelve » aurait pu être de la même veine que « Requiem for a dream », mais Joel Schumacher est passé par là, malheureusement, en essayant de faire quelque chose, de provoquer un effet chez le spectateur qu’il soit scénaristique ou stylistique, mais à vouloir en faire trop, on réalise un film tel que celui-ci, très mal réalisé, caricatural et sans aucunes émotions. Maintenant sorti en France, on comprend mieux le désastre qu’il fit au box-office americain et son bouche à oreille catastrophique. Le scénario prévisible et hyper classique est cousu de manière à plaire aux jeunes spectateurs, notamment aux adolescents. Même si les deux séquences concernant la jeune Jessica, qui prend de la Twelve et qui délire sont assez interressants, Schumacher nous donne l’impression de vendre la drogue comme un produit plutôt qu’à sensibiliser celui qui regarde le film sur les méfaits des stupéfiants. Comme je l’ai dit tout à l’heure, l’esthetique du film est une pure catastrophe, qui pourrait ressembler à une mauvaise serie télé americaine. Les plans sont tous foireux, le cadrage de même et la réalisation en elle même ne montre aucune motivation, aucune personnalité, ambition de la part du réalisateur. Quand aux acteurs, même si on se peut se laisser troubler par la fin, aucun (ou peut-être celui de Jessica) n’est veritablement assez traîté; même pas celui interprêté par Chace Crawford (« Gossip Girl »); il n’est pas mauvais contrairement à beaucoup d’autres mais le rôle qui lui a été attribué n’est pas à la hauteur des espèrances : aucun ressenti du spectateur, aucune pitié etc. Au moins le film plaira à ses fans, c’est sur, et si le film à été distribué en France c’est, je pense, grâce à sa présence au casting; sinon, après son bide americain, il n’aurait même pas pointer son nez dans les salles obscures. Mais dommage, le film démarre très mal aussi ici. En bref, « Twelve » est une adaptation très décevante qui veut en faire beaucoup trop au niveau du style. Celui ne serait pas une drogue, plutôt un somnifère.

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« Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies anterieures) » de Apichatpong Weerasethakul

Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)

3 étoiles(7.9/10)

Les apparitions magiques de sa femme défunte et de son fils disparu depuis des années confirment à Oncle Boonmee que sa fin est proche. Dans son domaine apicole, entouré des siens, il se souvient alors de ses vies antérieures. Accompagné de sa famille, il traverse la jungle jusqu’à une grotte au sommet d’une colline, lieu de naissance de sa première vie. De cette première vie, Oncle Boonmee ne se souvient de rien, s’il était animal ou végétal, homme ou femme ; mais il sait à présent qu’il est prêt à aborder la mort avec apaisement. Une palme d’or à Cannes qui a fait parler d’elle, qui a divisé les critiques, et ça se comprend entièrement. Il faut aborder ce film étrange et unique avec beaucoup d’ouverture d’esprit et ne pas se braquer dès le départ face aux premières incrédibilités possibles, il faut le laisser se dérouler et plutôt penser autrement (comme lire entre les lignes dans un livre). Car il est vrai, Weerasethakul se permet des actions inédites, qui peuvent déranger ou gêner mais de façon courageuse, les messages à retenir pour l’histoire sont très accessibles et font du film un long-métrage à l’apparence plus compliqué que ce qu’il en est réellement. Au niveau du scénario, tout le film repose sur la vie après la mort, la réincarnation, le sens de la famille etc. Aussi, il faut avouer que le spectateur doit être armé de beaucoup de patience. En effet, sur le rythme, le film est très lent et certaines scénes peuvent durer cinq voire dix minutes. Mais là ou pour certains il s’agirait d’un mauvais point pour le film, d’autres le défendront encore en disant que ce rythme est voulu par rapport à l’histoire et le cadre ou se déroule l’action. En effet, cette lenteur apporte beaucoup de poèsie entre ce que l’on voit et ce que ressentent les personnages. Et par ce cadre asiatique, son atmosphère mais aussi ses décors fabuleux et ses sequences magnifiques (notamment en ce qui concerne celle de la rivière ou celle de la grotte), le métrage se veut être très paisible pour le spectateur avant de se terminer sur un rythme différent. Maintenant, après vision du film, on comprend le choix de Tim Burton, président du jury à Cannes 2010, pour lui avoir remis cette palme, à un film qui s’approche de son univers fantastique, poètique et différent de ce qu’on est habitué à voir habituellement.

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« Tournée » de Mathieu Amalric

Tournée

3 étoiles(7.3/10)

Producteur de télévision parisien à succès, Joachim avait tout plaqué – enfants, amis, ennemis, amours et remords – pour repartir à zéro en Amérique à l’aube de ses quarante ans. Il revient avec une tournée de strip-teaseuses «New Burlesque» à qui il a fait fantasmer la France…De port en port, l’humour des numéros et les rondeurs des filles enthousiasment les hommes comme les femmes. Et malgré les hôtels impersonnels, leurs musiques d’ascenseurs et le manque d’argent, les showgirls inventent un monde extravagant de fantaisie, de chaleur et de fêtes. Mais leur rêve d’achever la tournée en apothéose à Paris vole en éclats : la trahison d’un vieil «ami» fait perdre à Joachim la salle qui leur était promise. Un bref aller et retour dans la capitale s’impose, qui rouvre violemment les plaies du passé…Prix de la mise en scéne au festival de Cannes, le nouveau film de Mathieu Amalric était attendu avec impatience dans les salles. Tandis que certains se plairont à dire qu’il n’a que peu de profondeur, qu’il ne va pas assez loin dans son propos, il faut plutôt le voir positivement; il est vrai qu’il manque du show pour le faire briller mais il reste très bon et Amalric traduit avec brio l’univers du spectacle, ses coulisses et ses débordements et ce, un peu à la manière d’un documentaire. Ici, l’art était de ne pas faire la chose suivante : trop ressembler à un documentaire France 3 du vendredi soir, mission accomplie. Les filles sont charmantes et imposantes dans l’histoire même si toutefois Amalric porte le film sur ses épaules, certes très bien, mais fait peu à peu perdre la bonne humeur du début du film qui y régnait à cause de ses peripeties notamment sur Paris. Il y a de très bonnes idées dans le scénario à la fois drôle et serieux, et la mise en scéne est interressante sans être exceptionnelle au point de remporter un prix à Cannes. En bref, « Tournée » reste un très bon film français, réalisé avec beaucoup de soins et porté par une équipe très impliqué et sympathique.

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« L’Autre monde » de Gilles Marchand

L'Autre monde

2 étoiles (6.1/10)

C’est l’été dans le Sud de la France. Gaspard est un adolescent heureux qui partage son temps entre ses amis et sa copine, Marion. Mais Gaspard va rencontrer Audrey et sa vie va basculer. Car Audrey est belle, sombre et double. Sur un jeu en réseau elle se fait appeler Sam et cherche un partenaire pour mourir. Pour tenter de l’approcher Gaspard se crée lui aussi un avatar, Gordon, et part la retrouver dans Black Hole. Présenté au festival de Cannes en mai dernier, ce film à l’apparence étrange par son scénario et par son esthetique peut-on dire différent à divisé la critique. Certaines choses sont à reprocher à ce long bien evidemment mais d’autres éléments feront de lui une petite réussite à commencer par la mise en scéne et l’univers incroyable crée en image de synthése, Black Hole : un autre monde fabuleux, inquiétant et pleins de secrets (en pensant par exemple a la fabuleuse plage noire). Et comme l’affiche du film, certaines scénes ou certains plans sont très interressants, en pensant à celle de la piscine, ainsi que le choix de mise en scéne fait concernant le cauchemar de Gaspard, très bien porté par Grégoire Leprince-Ringuet, déjà aperçu notamment dans des films de Christophe Honoré qui tient un rôle clé, un jeune homme qui a tout pour vivre sa vie comme il l’entend : résidant dans un beau quartier, une copine qui l’aime, du soleil, des amis très présents; mais qui va se brouiller, se perdre dans ses idées et dans ses sentiments à cause d’une rencontre très particulière avec une femme mysterieuse mais fascinante. Au contraire des personnages secondaires qui pataugent dans leur jeu, malheureusement peu aidés par des dialogues parfois trop lisses, Louise Bourgoin confirme une fois de plus ses talents d’actrice après avoir interprêté une Adéle Blanc Sec parfaite il y a quelques mois; la profondeur du film, éffacant les différentes maladresses notamment dans la première partie du film, trouve toute son explication dans le rôle que la jeune femme tient (sans mettre de côté l’esthétique très particulière et une bande originale collant parfaitement a l’ambiance froide du film). Par ce film, contrairement à ce que certains pensaient, Gilles Marchand ne fait pas un film sur un jeu vidéo ou même une critique d’un monde qui nous entoure de plus en plus mais cet univers n’est qu’un prétexte à l’histoire réelle et montre le poids que cela peut prendre dans la vie du quotidien de quelqu’un qui se fascine, du jeu vidéo ou d’une femme. En bref, « L’Autre monde » garde le spectateur en haleine grâce à une mise en scéne particulièrement bien pensé à défaut de quelques inégalités dans le scénario.

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« Enter the Void » de Gaspar Noé

Enter the Void

3 étoiles(8.2/10)

Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu’il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l’abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire. Attendu depuis très longtemps après le choc « Irréversible » en 2002, le nouveau film de Gaspar Noé « Enter the Void » traduit un temps « Soudain le vide » à été présenté en 2009 dans une première version au festival de Cannes. Le film a ensuite été remonté pour sortir sur nos écrans un an plus tard, en mai 2010. Malgré sa mauvaise distribution à travers la France et son interdiction, justifié, aux moins de 16 ans, le film nous entraîne dans les quartiers de Tokyo, la nuit, et nous plonge dans un monde fermé entre la drogue et le sexe; une relation ambigue entre un frère et une soeur qui restent dans le passé, dans le souvenir et qui vivent misérablement, cloîtrée, et dans l’interdit. Mais alors qu’Oscar est tué, les questions sur l’après mort se posent : que se passe t’il au moment ou l’on prend conscience que l’on va mourir, au moment du choc? et au moment ou le coeur ne bat plus ? Et encore, on ne sait pas si le personnage est réelement mort ou si il n’est pas tout simplement dechiré et que son cerveau lui joue des tours (le passage ou Oscar se drogue et que l’on assiste à un montage époustouflant de ce qu’il se passe dans son cerveau est tellement parfait qu’au bout de 5 min on se croirait dans la même situation que lui, sous l’emprise de drogue). En tout cas, pour en revenir à savoir si le héros est mort ou drogué lors de son trip, Noé laisse la liberté au spectateur de choisir et de cerner le vrai du faux de son bad trip. La première partie du film est d’autant plus interressante au niveau technique que ce n’est qu’un plan sequence et que l’on suit la soirée décisive d’Oscar à travers ses propres yeux. Et dès lors ou on lui tire dessus, la caméra se retire et prend comme rôle l’âme du défunt. Il revoit des moments marquants de sa vie, notamment l’une des scénes chocs du film (et qu’on nous passera plusieurs fois) : celle de l’accident qui a donné lieu à la mort de ses parents. Il voit également comment vivent les autres au moment de sa mort, plus particulièrement sa soeur qui tombera dans la misére, mais voit également le futur. Bref, pendant 2h40 on suit le trip completement décalé et psychédélique du personnage. Mais là ou Gaspar Noé fait fort, c’est dans sa manière de ne jamais rien relacher, d’aller jusqu’au bout, et d’en remettre des couches, toujours en nous montrant bien ce que le spectateur n’aimerait pas forcement voir (une scéne d’avortement ou des scénes de sexes qu’il nous sert et ressert une seconde fois notamment lorsque l’ame d’Oscar érre dans le « Love Hotel »). En plus d’un scénario assez fort et des images parfois dures et dérangeantes, Noé joue également sur la technique et ne fait comme aucun réalisateur (placer le generique de fin au début et ensuite celui de début (très impressionnant) afin que le « trip » se termine d’un coup au final) ou jouer sur la lumière et la couleur dans chaque scéne, à chaque fois incroyable et du jamais vu pour les yeux : un veritable spectacle, un choc visuel et sonore incroyable. C’est simple, Noé se permet tout ce que personne d’autre n’a jamais eu le courage de montrer par peur de déranger et de choquer ou parce que certaines choses auraient pu sembler être d’aucune utilité dans un contexte different (comme mettre le spectateur à la place d’un spermatozoide qui va rencontre un ovule par exemple). Noé l’a fait et à réussi. « Enter the Void » est un ovni cinématographique tellement différent et innatendu qu’il en est difficile à juger et à cerner. Tout ce que l’on peut en dire, c’est que l’on en sort pas indemne, c’est une experience et un défi avant tout qui choc, qui met mal à l’aise (d’ou les critiques très mitigées de la presse) mais qui en jete et qui retourne le cerveau.

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« Océans » de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

Océans

 3 étoiles(7.5/10)

Tout comme « Home » de Yann Arthus Bertrand l’an dernier, « Océans » est un message d’alerte, d’avertissement, de prise de conscience. C’est le résultat de quatre ans de tournage aux quatre coins du globe afin de montrer à nous, chers spectateurs, l’état actuel des mers et des océans, la vie sous-marine, la fonte des glaçes, le réchauffement de la planète à l’aide d’info choisies mais saisissante que nous raconte Jacques Perrin en voix off pendant le film et d’images sublimes et rares. Ce film transpire d’amour pour les animaux de la part des réalisateurs mais qui n’oublie pas de dresser un message pour le spectateur. D’autant plus que la partie jouée, avec le petit fils de Jacques Perrin montre à la fois la modernité, les parcs d’attractions, les aquariums privant les éspèces de liberté et nous prévient que se sont les génerations futures qui devront réagir à leur tour pour protéger au mieux les éspèces en voies de disparitions et l’état de la planète en génèral. On traite également des déchets deversés par l’homme dans les mers dans une scène si je puis dire « choquante ». Et c’est le but ! Mais trop courte, comme l’explication qui en est donnée. D’ailleurs, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont traités de beaucoup de sujets, ce qui est fort bien, mais certains trop rapidement, on aurait pu s’attendre à un peu plus d’explications sur certains point. En bref, « Océans » varie entre des images époustouflantes des mers, qui nous fait découvrir des éspèces que l’on ne connaissait même pas, et un état des lieux plus qu’inquiètant qui met le spectateur en alerte.

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